Le 28 novembre 2025, une table ronde a servit de cadre aux organisations de défense des droits humains, associations de médias, associations des bloggeurs, Universitaires, Etudiants autour de la problématique de protection des défenseurs des droits humains et la citoyenneté numérique dans un contexte de rétrécissement de l'espace civique, de mutation juridique, politique et institutionnel liée aux progrès technologiques.

Les travaux de cette activité ont démarré par une cérémonie officielle qui a enregistré le discours de Monsieur
Ousmane SAGARA, Président par Intérim. Le premier responsable de l'Association a insisté sur la nécessité et la force d'action en synergie pour un espace numérique respectueux des droits humains, accessible à tous et gage de développement durable. Le Panel inaugural a été magnifié par une présentation succincte, claire et concis du coordinateur projet en la personne de M.
Youssouf POUDIOUGO. Selon le coordinateur DIGIHAK
ɛw le projet se justifie par un contexte caractérisé par une législation lacunaire, inadapté aux enjeux du moment et aux standards internationaux en matière de la protection des droits numériques. Il a également procédé à la présentation des objectifs du projet, les activités prévues ainsi que les cibles et parties prenantes. Le coordinateur a salué les partenaires, grâce à qui le projet a vu le jour : il s'agit de #Youth #Democracy #Cohort, le programme #Digitalise #YOUTH et #DIGITAL #DEMOCRACY #INITIATIVE.
Cette activité est la suite logique de l'étude de référence réalisée dans le cadre du projet
DigiHakɛw, dont les recommandations ont servi de boussole pour la ténue de la table ronde, il s'agissait donc d'aller en profondeur dans la réflexion à travers une analyse critique de la loi relative aux défenseurs des droits humains et la loi portant répression de la Cybercriminalité. Pour ce faire, deux experts étaient au rendez-vous pour animer le Panel modéré par monsieur Aly K KONE, Politologue, Spécialisé en Relation International et Chargé de cours la Faculté des Sciences Administrative et Politique. Il s'agit de monsieur Diawoye MAGASSA, spécialiste en droit de l'Homme et chargé de Dossiers au sein de la commission Nationale des Droits de l'Homme la CNDH.
La communication de monsieur DIAWOYE portait essentiellement sur la protection juridique des défenseurs des droits humains, le cadre institutionnel et le vécu des DDH. IL a clairement dégagé toutes les garanties que la loi malienne donne aux défenseurs des droits humains et ainsi que les limites notamment dans le contexte de transition numérique où il urge de prendre des dispositions spécifiques pour la protection numérique des défenseurs des droits humains. Le second panéliste Me Kassim KONATE, Auditeur de Justice, Spécialiste en Cybercriminalité.
Le juriste a effectué une analyse pointue de la loi sur la cybercriminalité corroborant avec justesse les conclusions de l'étude de référence.
Selon lui la loi sur la cybercriminalité reste à parfaire pour une protection renforcée de la liberté d'expression et des défenseurs des droits humains.
Au delà de cette loi, il a également porté un regard d'expert sur le cadre institutionnel, judiciaire et politique qui souffrent de multiples insuffisances dont le manque de ressources humaines, financières et technologiques auquel le système judiciaire malien est confronté dans le contexte de la transition numérique.
Au delà, il est important de rappeler aussi l'incohérence, le manque de clarté et de précision des lois maliennes qui ouvrent des fenêtres de violations.
A la fin des deux panels, les participants ont été reparti en groupe pour formuler des recommandations dont les plus importantes ont été incorporé dans les recommandations du rapport d'étude de base.
Pour le suivi, la vulgarisation et la mise œuvre des recommandations, un collectif de plaidoyer à été créé pour conduire des actions de plaidoyer qui sont entre autre la signature des pétitions, le plaidoyer auprès des décideurs.
En plus des organisations de la société civile, l'activité a également enregistré la présence remarquable du Représentant de la Direction Nationale des Droits de l'Homme.
Dr Belco TOGO, a salué l'initiative ainsi que des recommandations formulées tout en rappelant que les portes de la Direction resteront ouvertes pour toutes collaborations autour des recommandations de la table ronde.
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