La présomption d’innocence à l’ère du numérique

 La présomption d’innocence à l’ère du numérique 

Derrière l’allégresse de la révolution numérique se cache  plusieurs défis notamment économiques, politiques, environnementaux et juridiques. Au-delà de sa performance, il n’est pas rare de constater des abus et atteintes aux droits fondamentaux des individus.  Parmi les droits les plus affectés, nous pouvons citer la propriété intellectuelle et la présomption d’innocence des présumés auteurs des crimes. 

Définition: 

La présomption d’innocence est un principe fondamental en droit pénal, qui se définit comme le droit de toute personne qui se voit reprocher d’une infraction d’être réputée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction compétente. 

Cet article traite la question de la présomption d’innocence en répondant à la question suivante : quel est l’état du droit à la présomption d’une d’innocence au Mali dans un contexte de prolifération des réseaux sociaux ? 


Numérique outil de promotion des droits humains  : 

La révolution numérique est un avantage incontestable pour la promotion des droits humains dans le monde et dans le contexte malien, sa contribution à la lutte contre l’impunité des atteintes aux droits humains et les crimes économiques demeure d’une grande importance. 

Grâce aux nouvelles technologies de communication les journalistes, les cybers activistes bref les citoyens ont la possibilité de s'exprimer librement sur les sujets relatifs à la vie de la cité ( politique, économie, Justice…) Elles facilitent la participation démocratique et amplifient les voix contre l’injustice, les crimes économiques. Elles demeurent donc, un levier d’exercice, un moyen de revendication des droits et de veille sur la gouvernance démocratique.

Cependant, la manière dont les informations sont diffusées via les canaux digitaux et la méconnaissance des principes juridiques constituent des obstacles au respect et à la promotion du droit à la présomption d'innocence par les nouveaux acteurs de médias qui n’ont pas toutes les qualifications requises pour l’exercice du journalisme professionnel dans le respect des droits et devoirs en la matière.  

Ainsi, l’atteinte au droit à l’image, à la dignité et à l’honneur sont des pratiques courantes dans notre société de la surconsommation de l’information et du journalisme désastreusement libéralisé. 

Même si les médias ont la liberté d'apporter des interpellations et le devoir de publication de démenti en cas de violation des droits d’autrui, il est judicieux de soulever deux aspects majeurs qui contribuent à ces atteintes : 

  1. L'insuffisance de formation des journalistes sur les questions liées aux droits humains, 

  2. La nouvelle configuration du paysage médiatique de plus en plus dominé par les influenceurs qui partagent des informations à l’instar de journalistes.

Enfin, face à l’évidence des atteintes aux droits humains via les réseaux sociaux, il est important de mettre en place un cadre juridique assez solide pour relever ces défis et offrir aux journalistes des formations sur les droits humains. 


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